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Cadeaux aux Nikokonautes en attendant la suite

2 septembre 2011

Bonjour à tous les Nikokonautes !

En exclusivité, voici deux photos de mon livre, une prise en Birmanie (ou en Thaïlande), et une autre prise au Québec.  Merci à Bali-Balo, et à Bob. Comme quoi, le monde est trop petit…

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En attendant du neuf sur mon blog (passé en mode « vacances », sans vraiment l’être…), j’ai décidé de vous offrir généreusement un extrait de mon « Bouquet d’œillets rouges. »

Mes patrons, des directeurs d’usine,  m’ont laissé devant la barrière et l’ont refermée. Juste avant, la dame m’a embrassé, c’était bien la première marque d’affection qu’elle me portait. Mon pire souvenir ici ? Le jour où je suis arrivé. J’ai cru bien faire en balayant la cuisine, en voyant ça, elle m’a lancé « Toi, tu balayes avec le diable au corps ! » Le ton était donné pour la suite.

 

Direction la gare. J’ai couru, mes pieds ne savaient même plus par où aller mais ils fonçaient. Toutes les routes mènent chez soi quand on a été un enfant des champs. J’étais excité à l’idée de retrouver les miens pour de bon. En montant dans le train, j’ai perdu ma savate gauche. Je vais avoir l’air fin maintenant. Pas grave, cela n’entamait même pas ma détermination. J’en riais même. Les militaires étaient partout dans la gare, et même à l’intérieur des trains. Ils ont fouillé mes valises, bien sûr, sans prendre le soin de tout ranger. Après tout, j’avais le temps, j’étais en avance. Je tenais une forme olympique. Si on m’avait demandé de déplacer une montagne, j’en aurais déplacé deux. Nous étions entassés dans des cabines de huit personnes. Il faisait chaud, nous étions en plein milieu de l’après-midi. À côté de moi, se trouvait un vieil homme qui sentait fort l’alcool et la crasse. Le type s’endormait sur moi, au grand bonheur des demoiselles juste en face. Tout d’un coup, je riais moins, enfin…

 

Elie, mon meilleur ami, nous attendait à la gare, ma savate droite et moi. Immédiatement, il me serra dans ses bras. Sa barbe avait poussé, ses cheveux aussi. Il avait grandi ce salopiaud. Il me raconta aussitôt les dernières nouvelles. Mon père était parti à l’étranger chercher du travail. Ma mère s’occupait de mes  sept frères et sœurs. Elle venait d’accoucher d’une fille qui se portait à merveille. J’étais l’aîné.

« Un Bouquet d’œillets rouges » (Chapitre 1) – Nicolas Pirès

*

Il y aura une p’tite surprise dans les jours à venir, et ce en attendant le prochain jeu concours qui devrait voir le jour sous peu. Les cadeaux sont déjà prêts.

Je tenais aussi à répondre à certaines questions et remarques provenant de lecteurs.

« J’ai trouvé qu’il y avait encore matière à développer »

Oui, il y avait la place c’est certain, car je le sais et vous êtes nombreux à le penser et à le dire. Le but n’était pas de faire un pavé effrayant, ni de noircir les pages pour faire joli, et d’augmenter ainsi le nombre de pages pour le fun. J’ai mis un peu moins d’une année à écrire et à faire naître ce livre. Grâce à mes collaborateurs (Marie, Eric, mes parents qui ont lu le tapuscrit, et Anne.), j’ai pu concevoir cet ouvrage de A à Z. Je peux vous assurer que je suis heureux et fier d’avoir écrit à publié mon premier livre. Je tenais à le faire pour moi, et je me suis pris au jeu en prenant le risque de le rendre public. Mais au fond, si je l’ai écrit, c’était pour qu’il soit lu, et non qu’il reste enregistré sur mon disque dur.

« Pourquoi avoir choisi l’autoédition ? »

J’ai choisi le site The Book Edition et son fonctionnement par connaissance du système. Cela faisait 6 ans que j’étais inscrit sur le site, sans jamais avoir rien publié. Ce mode était accessible, et facile d’utilisation. Après il y a eu un gros travail derrière tout ça pour vous présenter ce livre de 146 pages que vous avez peut-être déjà lu. Le « moins » de ce système est le fait que le côté pub/ promotion et le côté distribution de livre sont à ma charge C’est pour cette raison que ce livre ne se trouve pas en librairie, ni dans les magasins. Restons clair, mon objectif était d’aller au bout de cette démarche artistique, chose faite. Et je dirais mes espérances sont plus que comblées vu les chiffres : un peu moins de 200 exemplaires vendus, et pratiquement 3500 vus sur le blog. Ca dépasse tout ce que j’ai plus imaginé.

« Qui est Manu ? D’où vient-il ? »

Manu est né dans un coin de ma tête il y a plusieurs mois. Sachez que j’ai commencé à écrire ce livre il y a tout pile un an (en septembre 2010). Dans la réalité, Manu est en fait une femme de ma famille dont je me suis inspiré. J’ai donc choisir de faire perdre la féminité du personnage original, ce qui était risqué, car beaucoup de personnes ont fait l’amalgame entre Manu, mon héros de fiction, et moi, son auteur. Je tenais à vous affirmer : « Non, malgré ce que vous avez cru et pensé, je ne suis pas Manu. » Dans le prologue, c’est le père de Manu qui vous parle. Dans le reste, c’est le héros lui-même.

« Je n’ai pas trouvé de lieu précis, ni d’époque »

C’est volontaire de ma part, je n’ai pas voulu faire de clichés, mais être le plus général possible. Pour vous faire une confidence, je me suis fortement inspiré de mes origines familiales, et donc de cette femme qui a quitté son Portugal natal pour venir en s’installer en France dans les 1960. Voici un contexte que je vous murmure car aux références faites à l’œillet rouge dans le titre et dans le récit, symbole de la Révolution Portugaise du 25 avril 1974, et de la chute de la dictature instaurée par Salazar.

Littérairement,

Nico

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3 commentaires leave one →
  1. jeter2 permalink
    5 septembre 2011 11 h 11 min

    réponse : le 5 juillet 2011

    Merci pour ce concours. Bonne journée ensoleilée.

  2. Aurelia Di Giusto permalink
    6 septembre 2011 14 h 29 min

    Bonjour merci pour ce concours. Ma reponse est le 05 juillet 2011. Bonne journee et bonne chance a tous

  3. choutine permalink
    6 septembre 2011 23 h 30 min

    bonjour
    ma réponse est la meme 5 juillet 2011
    merci pour ce concours

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