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« Ecrivains en herbe, auto-éditez vous ! » – Article web du Paris Normandie (07 septembre 2011)

8 septembre 2011
Voici l’une des surprises promises… un article du journal Paris Normandie, dont je suis le fil rouge. Merci à Mélanie, et une pensée à Bob et à Chapeau Péruvien. Bonne lecture les Nikokonautes!  Et Félicitations pour les 4000 vues sur mon blog!

Ecrivains en herbe, auto-éditez vous !

Publié le mercredi 07 septembre 2011 à 22H50

Beaucoup d’auteurs en herbe rêvent d’un destin à la JK Rowling (937e fortune mondiale selon Forbes). Malheureusement, la réalité est parfois cruelle et se faire une place dans le monde de l’édition n’est pas chose aisée.

Nous avons rencontré l’un de ces jeunes auteurs, Nicolas Pirès. Il nous explique son choix.
Nicolas a publié son premier ouvrage, Un bouquet d’œillets rouges, début juillet chez TheBookEdition. Comme près de 500 Haut-Normands, le jeune postier de 23 ans a choisi ce site d’auto-édition: « C’est la facilité, il n’y a pas de refus. Le pour, c’est que tu peux aller jusqu’au bout de ton rêve, le contre c’est qu’il n’y a pas de publicité, de diffusion ». Les motivations des utilisateurs de ce mode de publication sont diverses: peur du refus ou de trop nombreux refus déjà vécus, sujet trop pointu, pas suffisamment vendeur… Nicolas, lui, souhaitait maîtriser de bout en bout la création de son livre, sans stress: « Je ne voulais pas directement passer par là, ça m’aurait mis plus de pression, c’est plus pro, je ne suis qu’un amateur. »

Mais comment cela fonctionne?

Depuis 2007, le site thebookedition.com a permis à 13700 auteurs de voir leurs œuvres publiés dont 497 dans notre région. Les auteurs proposent leurs manuscrits. Si l’entreprise se définit avant tout comme une imprimerie, elle veille néanmoins à ne pas publier d’ouvrages incitant à la haine, à la pédophilie… Une fois validé, les auteurs choisissent le format de leur livre, le mettent en page… Selon les options sélectionnées et la longueur du manuscrit, un exemplaire coûte, en moyenne, entre 6€ et 10€. Les tarifs sont dégressifs, en fonction du nombre de livres commandés. L’auteur définit lui-même sa marge et il se charge de sa propre promotion. Nicolas a déjà commencé à démarcher des librairies, des bibliothèques, le Conseil Régional. Il a également créé un blog qu’il anime régulièrement en proposant, entre autre, des concours. 200 exemplaires d’ Un bouquet d’œillets rouges ont été vendus.
Aucun contrat ne lie l’auteur à l’éditeur. Le livre peut être enlevé à tout moment des ventes si l’écrivain se rapproche d’une maison d’édition. Ce qui arrive assez régulièrement selon le site. C’est d’ailleurs le projet de notre jeune rouennais: « à présent je vais démarcher les maisons d’édition. Je leur apporte un produit fini et propre. »
Un dernier conseil aux futurs utilisateurs ? « Si je publie à nouveau, je ferai les choses différemment. Je repasserai peut-être par TheBookEdition mais je protégerai le manuscrit avant la parution et j’attendrai l’impression des livres pour en faire la promotion. » Fourmillant d’idées, Nicolas songe déjà à son prochain roman, dont l’action pourrait, pourquoi pas, se dérouler dans la région mais chut, nous n’en saurons pas plus…

Un bouquet d’oeillets rouges de Nicolas Pires, 146 pages, TheBookEdition, 12€
Faire appel à des mécènes anonymes : My Major Compagny Books

My Major Compagny, le site qui a lancé, entre autre, le chanteur Grégoire a fondé l’équivalent pour les auteurs de livres (MMC Books) en mai 2010. Il ne s’agit pas d’auto-édition mais plus d’auto-promotion. N’importe quel auteur peut s’inscrire et soumettre son manuscrit. Il anime une page sur le site, se fait connaître en développant son réseau. Si MMC Books juge l’œuvre de qualité et potentiellement rentable, une jauge est mise en place afin d’inciter les internautes à financer cet auteur. Lorsque les 20000€ nécessaires à la fabrication (10 000 exemplaires), la diffusion et la promotion du livre ont été récoltés, la publication est lancée. Les mécènes sont rétribués, au pro rata de leur mise, à hauteur de 25 % des revenus nets générés par les ventes de l’ouvrage en librairie, et de 5 % des revenus nets liés aux éventuelles cessions de droits de l’ouvrage. A ce jour, six ouvrages ont déjà vu le jour. Forte de ce succès, l’entreprise lancera My Major Compagny BD en octobre prochain.

M.B.

Sources : Paris-Normandie

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